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 Here Come The Troubles. ❞

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Harrison R. Goodwin


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Harrison R. Goodwin
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MessageSujet: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyLun 29 Juil - 13:46


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HERE COMES THE TROUBLES


L a chaleur commençait réellement à être problématique dans la petite ville de Winnipeg. Les lieux les plus fréquentés avaient beau être majoritairement climatisés, la température qui flottait dans les rues étaient intenables. Tant et si bien que lorsqu'Harrison Goodwin sortit de sa salle de sport, malgré la douche froide qu'il venait de prendre, la chaleur le fit quasi-suffoquer. Il était habitué à transpirer, après tout il était professeur de sports, mais lorsqu'il n'était pas sur le terrain li ne supportait pas ça. Il comptait se rendre le plus rapidement à l'emplacement sur lequel il avait garé sa moto lorsqu'il repéra l'enseigne du Starbuck. Oui, pourquoi pas, un rafraichissement ne serait sûrement pas de refus par ce temps caniculaire. D'ordinaire, Harrison évitait ce genre d'endroit surfréquenté par les adolescents du quartier. En effet, lorsqu'il habitait encore à New York, il était un grand adepte de Starbuck mais lorsqu'il avait déménagé dans la petite bourgade qu'était Winnipeg, il s'était vite lassé de rencontrer la moitié de ses classes à chaque fois qu'il avait envie d'un frappucino. Surtout que ses élèves ne se gênaient jamais pour l'accoster, Harrison qui était accoutumé à impressionner les gens et à renvoyer une image froide était surpris de la facilité avec lesquels ses élèves s'adressaient à lui. Bien sûr, ils restaient toujours courtois car il connaissait le caractère de leur professeur et ses limites, mais cela restait toujours bon enfant et Harrison finissait toujours par rester boire son café avec eux. Ils discutaient alors des nouvelles sportives de la ville et se racontaient des blagues que seuls les mecs pouvaient trouver hilarantes.

Ça c'était dans le meilleur des cas, songea Harrison alors qu'il se dirigeait vers le SC. Parfois, il arrivait qu'il tombe sur une étudiante qui piquait un fard en le croisant devant la caisse et qui trouvait un sujet de conversation complètement inintéressant mais qui lui tiendrait la jambe quelques minutes. C'était souvent des trucs du style, "je crois avoir oublié mon t-shirt dans vos vestiaires la dernière fois, vous ne l'avez pas récupéré par hasard." Harrison répondait toujours soit par la négative soit par une réponse lasse du style, tu n'as qu'à aller voir aux objets trouvés. Harrison n'était pas le genre de gars à se laisser déstabiliser par les minauderies de ses élèves, à vrai dire il n'y avait que Samara Williams qui avait réussi à le faire succomber et Harrison n'ignorait plus à quel point ils étaient en train de jouer un jeu dangereux. Personne n'était au courant mais ce ne serait tarder, ce n'était pas le genre de situation qu'on réussirait indéfiniment à garder sous contrôle. Mais le jeune professeur ne préférait pas y penser. Pas besoin de se faire des noeuds au cerveau quand ce n'était pas utile.

Goodwin poussa la porte du Starbuck, il ne pensait plus à ses élèves mais au breuvage rafraichissant qu'il allait bientôt s'accorder. Sans doute quelque chose au citron, oui au citron vert par exemple et puis… Merde. Comment avait-il pu croire deux secondes qu'en période de vacances scolaires il n'aurait pas croisé une de ses élèves. Et puis pas des moindres. L'élève n'était autre que Albane Everdeen. Alias le cauchemar de tout les professeurs du lycée de Snowflake Lane. Pour ce qui était de Harrison il arrivait à peu près à la contenir dans son cours mais elle finissait toujours par se défiler ou par se cacher dans le local de gym, affalée sur un pouff géant. Elle était absolument insupportable et Harrison était quasiment persuadé qu'elle devait l'être toute autant hors du lycée. La petite brune était en train de discuter avec un mec de derrière le comptoir et il allait forcément passer devant elle pour passer sa commande. Fuck. "Bonjour, je voudrais un Starbuck Refresha Citron Vert s'il vous plait." commanda t-il en évitant soigneusement du regard son élève.
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Albane G. Everdeen


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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyMer 31 Juil - 9:26

albane & harrison


Le starbuck. C'était peut-être plus une question de mode que de réel attrait pour les cafés industriels relativement chers. Et en bonne fille dont l'image importait, Albane y passait le plus clair de son temps. C'était un endroit hype, presque autant que le club branché de la ville -à cela près qu'on pouvait s'y rendre librement et en pleine journée. Ce jour-là n'échappait pas à la règle: Albane était attablée avec quelques amis, son sirop léger fermement installé entre ses doigts fins. Avez-vous une idée, même approximative, du nombre de calories qu'il y avait dans un si petit gobelet? Albane prétendait souvent être sur la paille -ce qui n'était pas totalement faux- pour éviter d'avoir à avaler cette montagne de sucre. D'autres fois, elle s'appliquait à le boire à petites gorgées, en guise d'alibi mensuel. Elle allait ensuite courir, ou se contenter de culpabiliser chez elle en se sentant nauséeuse. Enfin, il lui arrivait de faire semblant d'en boire, de porter le liquide à ses lèvres pour ensuite l'en éloigner en prétendant que c'était succulent. Elle jetterait le verre aux trois quart plein dans la poubelle la plus proche.

En hiver, c'était pire. Les chocolat viennois, c'était une tuerie, une monstruosité calorique. Elle pouvait en revanche se permettre un sirop. Seulement celui qu'elle buvait actuellement était vraiment, vraiment trop sucré. « Je reviens, ce con a mis plus de sirop que d'eau. » Elle se dirigea vers le comptoir, où la file d'attente était heureusement assez réduite, et s'appliqua même à subtilement doubler une personne. « Eh, Cliff! » Le barman était en job saisonnier, elle le connaissait du lycée. « T'as pas l'impression d'avoir surchargé mon sirop, en cas? » Comme elle l'aimait bien -relativement- elle s'empressa de lui offrir un petit rire pour stipuler qu'elle n'allait pas l'étriper sur place. Il se justifia plusieurs fois, expliquant qu'il avait mis moins de sirop que la dose habituelle, et patati, et patata. « Ouais ouais bon, j'm'en fous de la dosette spéciale obèse que vous utilisez. Donne-moi un verre d'eau ça ira plus vite. » Il sembla perplexe, mais revint bientôt en lui tendit son verre d'eau fraîche. « Merci beau gosse. » Elle grimaça toutefois légèrement, histoire qu'il ne se fasse pas d'idées, non plus. Elle s'apprêtait à retourner à sa table, lorsqu'elle aperçut derrière elle un visage familier: monsieur Goodwin. Leur prof de sport. Elle se stoppa à sa hauteur, bien décidée à "parler". Elle avait vu, quelques jours auparavant, une espèce de regard dégueulasse qu'il avait échangé avec Samara. SA Samara. Elle n'avouerait jamais qu'elle avait été jalouse du sous-entendu qu'ils avaient partagé, pourtant c'était bien le cas. Enfin, en attendant, elle n'allait pas se laisser aller à la tristesse ou à la jalousie, elle se contenterait de se servir de ces informations à une fin moins émotionnelle. Elle avait besoin de lui, un point c'est tout. « Tiens, monsieur Goodwin, quelle bonne surprise! » Affirma-t-elle d'un air ironique, un sourire provoquant aux lèvres alors que ses yeux le fusillaient sur place. D'un signe de la main, Albane fit signe à ses amis de ne pas l'attendre, qu'elle était occupée. Ils n'avaient sûrement pas reconnu le professeur, de là où ils étaient, ils ne se poseraient pas plus de questions que ça. « Mais... vous êtes seul? C'est marrant ça, j'avais cru comprendre que vous aimiez bien passer du temps en bonne compagnie... celle d'étudiantes, par exemple. » Elle jouait les abruties, faisant comme si elle ne comprenait pas, comme si elle était naïve. En réalité, elle voulait juste lui faire savoir qu'elle savait des choses... et qu'elle comptait s'en servir.


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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyJeu 1 Aoû - 0:40


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HERE COMES THE TROUBLES


A lbane était le genre de gamine qui vous donnait envie de vous jeter d'un pont à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Cette sale gosse semblait incapable de vous sortir une phrase sincèrement agréable ou parfaitement dénué de foutage de gueule. Elle semblait se délecter de chaque provocation et Harrison aurait mis sa main à couper que c'était le cas. Elle avait assez mauvaise réputation auprès des autres professeurs qui ne supportaient ni son insolence ni son manque de motivation envers les cours, néanmoins tous savaient que quelque chose clochait chez la jeune fille. Personne ne savait quoi mais chaque professeur assez expérimenté savait que ce genre de personne trop méchante pour l'être vraiment cachait un sombre secret. Après tout n'avait-il pas été le cas pour Samara ? Néanmoins pour le moment il ne s'agissait pas de procéder à une expertise psychologie d'Albane Everdeen. Le problème était maintenant de s'en débarasser. Harrison pensait réellement pouvoir s'en tirer à bon compte en évitant la jeune fille du regard mais cette petite fouine ne tarda pas à lui faire fac. Lorsque ce sourire mesquin qui lui était propre apparu sur son visage, Goodwin sut qu'il était fini. Il ne lui rendit pas bien évidemment et se contenta de la regarder fixement comme si par son indifférence, elle allait comprendre qu'il n'était pas nécessaire qu'elle lui tape la discute.

Hélas c'était bien mal connaître la jeune brune qui bondit sur l'occasion. Pire encore celle-ci adressa un signe significatif à ses amis, à savoir "faites votre vie j'ai trouvé un passe-temps pour la prochaine heure". Harrison se sentait comme une souris de laboratoire et il avait la désagréable impression que la merdeuse qui lui faisait face allait lui faire passer un sale quart d'heure. Néanmoins lorsque la gamine ouvrit la bouche, Goodwin ne s'était vraiment pas préparé à ce qu'elle allait dire. Il eut un moment de flottement avant de bien comprendre ce qu'elle venait de dire, il faillit lui demander de répéter puis eut un instant de panique : ses élèves ? Pourquoi diable faisait-elle allusion à ses élèves ? Harrison rassembla toutes ses forces pour donner l'air le plus désinvolte possible. Il croisa les bras et arqua un sourcil : "Qu'est-ce que tu me racontes comme connerie là Albane ? Primo ma vie privée ne te regarde pas, je me balade avec qui je veux, deuzio je ne vois pas du tout à quoi tu fais allusion et je te recommanderais de faire gaffe aux conneries qui sortent de ta bouche." la défia t-il. Il n'allait quand même pas se laisser faire par une putain de lycéenne ! Ah ça non c'en était hors de question il commençait à en avoir marre que toutes ces filles le mènent par le bout du nez.

De plus, si Albane savait quoique ce soit sur Samara et lui, les conséquences pourraient être toute autre. Bien plus dangereuses, bien plus regrettables et Harrison ne tenait pas particulièrement à les découvrir. Puis merde, toute manière c'était impossible qu'elle sache quoique ce soit. À sa connaissance, Samara et elle n'étaient même pas amies, pire encore elles se détestaient et se tiraient la bourre pour se voir attribuer le sacre de pire connasse du lycée. Non décidément si quelqu'un pouvait être potentiellement au courant de sa liaison avec son élève ça ne pouvait pas être Albane. Harrison prit donc un peu de contenance "Maintenant si tu veux bien, tu vas gentiment me laisser prendre ma commande et retourner jouer avec tes amis, merci." Il lui adressa un sourire hypocrite et se retourna au comptoir pour régler sa boisson.

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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyLun 12 Aoû - 13:15

albane & harrison


Albane n'était pas un cadeau en cours. Ses professeurs ne mettaient jamais guère plus de deux semaines pour s'en rendre compte. Bien entendu, monsieur Goodwin n'avait pas échappé à la règle; pourquoi l'aurait-il fait? Albane était particulièrement désagréable avec lui, parce qu'elle refusait de faire du sport. Elle ne pouvait pas. C'était aussi simple que ça. Encore aurait-elle pu faire de la littérature si elle en avait eu envie, seulement pour le sport c'était différent: elle le savait, elle le sentait, elle était affaiblie. Elle n'aurait pas été capable de courir plus de cinquante mètres sans tomber dans les pommes. Et comment aurait-elle justifié un tel malaise? Non vraiment, il valait mieux qu'elle reste cloîtrée dans les vestiaires en prétendant une flemmingite aiguë.

Le problème avec cette tactique -en théorie sans faille-, c'était le prof. Il était du genre à cheval sur les règles -à peu près. Du genre à coller des rapports si miss Everdeen ne s'activait pas. Du genre à contacter sa sœur. Pendant longtemps, il avait été un problème pour la cadette. Elle avait beau retourner la question dans tous les sens, Albane ne trouvait pas solution. Puis elle lui était apparue, comme ça, sans qu'elle ne l'ait explicitement demandé à quelque force spirituelle que ce soit. Excuse servie sur un plateau. Un regard. C'était si anodin, en théorie. Mais ce genre de regard, empli d'envie et de secrets, n'avait fait qu'accaparer l'attention de l'adolescente. Définitivement, il avait quelque chose à se reprocher. D'ailleurs, quand Albane en avait parlé à Sam, en privé, la blondinette avait habilement éludé la question d'un air angélique qui lui allait si bien mais qui la rendait complètement non-crédible. Jalousie aidant, son amie avait rapidement compris: ils n'étaient pas juste élève et professeur. En l'occurrence, ça l'arrangeait plutôt: il suffirait qu'elle explique au jeune homme qu'il n'avait pas le choix, qu'il était à sa merci. Il comprendrait rapidement, elle en était persuadée.

Albane se l'était promis: dès qu'elle le croiserait, fut-ce dans un starbuck, elle lui ferait part de ses intentions. Et lui, bien obéissant, se contenterait de suivre ce chantage relativement sage sans broncher. Il n'avait pas le choix. Résultat, elle se retrouvait ce jour-là à tenter d'amener le sujet assez peu subtilement. Elle n'avait pas le temps pour les banalités. Et ça marchait plutôt bien; il ne fallut que quelques minutes à la brunette pour le faire jurer. Cela ne fit que l'amuser un peu plus, renforçant son sentiment de puissance. Un sourire narquois trônait fièrement sur ses lèvres fines alors que ses sourcils ré-haussés traduisaient le mépris auquel elle s'employait. « Ouh, ce n'est pas joli de dire des gros mots. » Elle se prenait étonnamment bien au jeu, à reprocher aux autres des choses qu'elle-même se permettait sans limites. « Alors alors, monsieur. Laissez-moi vous expliquer. Primo, quoi que vous soyez techniquement autorisé à traîner avec qui vous voulez, je suis quasiment certaine d'avoir un vague souvenir d'un cours d'éducation civique où on nous expliquait clairement que vous n'êtes pas tout à fait autorisé à trainer dans vos étudiantes. » C'était vulgaire. Déplacé. Pourtant c'était utilisé comme euphémisme dans la bouche de la brunette. En attendant, elle faisait mine de ne pas être certaine qu'une telle loi existait. Pourtant ils le savaient tous les deux: il risquait gros. D'autant que Samara avait déjà eu des problèmes à ce sujet. « Deuzio, hum. Please, darling. Laissez-moi rire. Vous voyez très bien de quoi je parle. » Regard noir. « Et encore une fois, ce n'est pas très beau de jurer. ça aussi c'est quelque chose qu'un professeur n'est pas supposé faire. » Elle aurait pu juste le manipuler, juste le faire chanter. Mais comme il s'en était pris à sa Samara, elle ajoutait involontairement une touche assez importante de mépris profond à son cocktail déjà trop fort.

Résultat, le jeune homme pensait pouvoir s'en tirer comme ça. C'était presque adorable. Tant et si bien que Albane eut un petit rire en plaçant sa main devant elle pour lui signifier de ne pas lui fausser compagnie. « J'crois pas, non. » Naïf. « On va faire autre chose. Vous allez m'écouter. » Il était important qu'il sache qu'elle le tenait, et pour ça, elle devait laisser passer un peu plus d'informations. « Vous savez pourquoi Samara a quitté son ancien lycée? » Elle s'assura qu'aucune oreille indiscrète n'eut pu l'entendre de là où ils étaient. « Relation avec un prof. Que c'est drôle. ça ne vous rappelle rien? Enfin il paraît qu'elle n'était pas tout à fait d'accord, dans le premier cas. Je ne sais pas ce qu'il en est avec vous, mais elle est mineure. Aux yeux de la loi, elle n'a pas le pouvoir seul d'être "d'accord". » Petit sourire forcé. « ça serait con que quelqu'un le découvre. » Vraiment, vraiment très con. « Oh, quelle saute. Voilà que je jure à mon tour! -vous avez vraiment une mauvaise influence, monsieur le professeur. » Il fallait qu'elle soit sûre qu'il avait bien compris l'enjeu avant de ne lui dévoiler ses plans. On ne sait jamais; mieux valait s'assurer qu'elle tenait l'ours en laisse avant de ne tenter de porter sa peau. « Alors? Vous êtes sûr que vous ne voulez pas qu'on discute? »


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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyMar 13 Aoû - 15:47


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HERE COMES THE TROUBLES


V ous savez on fait généralement la vie dure aux hommes. On les targue de connards, on leur répéte qu'ils sont tous les mêmes : sans coeur et/ou obsédé par le sexe mais les gens qui se contentaient de ce discours récurrent n'avait sûrement jamais été professeur dans un lycée. Harrison avait toujours su que les femmes étaient des vicieuses et des tordues au possible mais il avait découvert que cette tare leur était attribué à la naissance lorsqu'il avait pris son service dans les locaux du lycée de Winnipeg. Les jeunes filles étaient généralement mesquines, manipulatrices et calculatrices. Elles avaient beau avoir 15 ans, elles savaient déjà ce qu'elles voulaient dans la vie et en général : c'était le pouvoir. Albane Everdeen en était un excellent exemple, elle était mignonne carrément jolie même, et très intelligente, elle aurait pu être n'importe qui elle voulait mais non dans la palette de toutes les nuances possibles Albane avait choisis la pétasserie et elle excellait dans la matière. Harrison était choqué par sa façon de parler, et il haussa les sourcils dès qu'elle ouvrit la bouche. Elle avait un culot incroyable et Harrison commençait à flipper. Il ignorait si elle bluffait ou si elle savait vraiment quelque chose, mais en tout cas c'était bien imité, le professeur commençait à se demander si sa réputation n'était pas réellement en danger. Il était d'autant plus gêner que la discussion se déroulait en plein milieu du starbuck et que dans ce genre de lieu il y avait toujours une dinde ou un attardé pour tendre l'oreille afin d'avoir une distraction pendant qu'il dégustait son muffin. Harrison jeta un rapide coup d'oeil autour de lui et décida de ne pas se laisser démonter par la petite brune.

"Si seulement tu sautais les haies aussi bien que tu menaces les gens Albane je te saquerais peut-être beaucoup moins. Crois-moi que si l'année prochaine tu te retrouves une fois de plus dans ma classe je vais prier à chaque minutes de mon cours que tu te casses une jambe." lui répondit-il en prenant sa boisson. Il glissa la paille entre ses lèvres et faillit s'étouffer lorsque la jeune fille devant lui déclara qu'il n'était pas très correct qu'il traîne "dans" ses étudiantes. Cette fois-ci Harrison ne rigolait plus du tout, il était sidéré par autant d'arrogance. Cette fille là était un véritable poison. "Albane je te conseille de t'arrêter là tout de suite si tu veux que nos relations restent correctes sinon je peux t'assurer que ça va très mal se passer. Tu crois que tu vas t'en sortir longtemps avec ce comportement de merde mais laisse moi te dire que tu trompes personne et que si jamais l'année prochaine le corps enseignant se met sur ton dos, compte pas sur moi pour te défendre, je dirais même compte sur moi pour t'enfoncer. Je sais pas à quel jeu tu joues mais t'as pas trouvé le joueur le plus docile et je peux te signer maintenant que tu vas perdre très vite au jeu du chantage et des menaces avec moi."

La machine était lancée et Albane allait rapidement en faire les frais. Néanmoins, Harrison avait beau être en colère il n'en restait pas moins lucide il faudrait qu'il ait une discussion avec Samara très rapidement. Si jamais elle avait osé se vanter ou parler de leur histoire, elle pouvait faire une croix définitive sur leur histoire, il n'avait couché avec elle que pour le plaisir et il ne comptait pas que sa vie bascule comme l'ancien professeur qu'elle... Albane mit soudainement le sujet sur le tapis, Harrison fit tout ce qu'il put pour garder une expression neutre mais la jeune brune jouait tellement avec ses nerfs. Lui qui était d'habitude colérique se surprenait de ne pas l'avoir déjà égorgée en plein milieu du café. Il essayait de se répéter mécaniquement que ce n'était qu'une gamine tarée, une de ses élèves qui plus est et que s'il cédait à l'envie qu'il avait de lui coller une tarte immédiatement il pouvait oublier tout les efforts fait pour obtenir un diplôme d'état malgré son casier judiciaire bien remplis. De plus il ne pouvait pas non plus se défendre verbalement comme il le voulait il y avait une limite à ne pas dépasser.

Et c'était terriblement injuste car Albane, elle, était en train de franchir toutes les barrières possibles qui séparaient une élève de son professeur. Elle lui mettait une haine incroyable. La gamine était maligne elle savait exactement où appuyer pour le provoquer et Harrison commençait à perdre patience. Il prit une gorgée de sa boisson pour se donner un air nonchalant et lui lança : "Je sais pas ce que t'esssaies de m'apprendre là Albane parce que pratiquement tout le monde dans la salle des profs est au courant de cette histoire sordide. Tu devrais même pas en parler sur ce ton, tu ferais vraiment mieux de ta père, t'as pas de fierté à ce point là ?" Il réalisa tout de même que si la jeune fille était au courant c'est qu'elle avait forcément parler avec Samara. Ça voulait dire qu'elles se parlaient. Elles se parlaient. Il y avait donc une véritable possibilité que la jolie blonde ait craqué et se soit vanté de sa liaison avec son professeur de sport, Harrison bouillonnait de rage, mais il réglerait les comptes plus tard. Pour le moment il s'agissait surtout de se débarrasser de la gamine Everdeen qui était maintenant clairement en train de le menacer. "Pauvre Albane, t'es en train de perdre de précieuses minutes de tes vacances pour un truc qui n'existe pas. Ce n'est pas parce que ton petit esprit tordu et étroit est en mal de sensations fortes ou je ne sais quoi qu'il faut inventer des scénarios glauques dans ta tête, t'es pas crédible quand bien même t'irais raconter ce que tu crois savoir tu te ferais refouler parce que finalement, qu'est-ce qu'on en a à foutre de l'avis d'une gamine réputée pour être la plus grosse peste de toute la vie ? Tu passeras pour une mythomane et moi pour un professeur lésé. C'est con n'est-ce pas ? Voilà ce qui arrive aux petites filles qui racontent des mensonges aussi gros que leur connerie, on ne les croit pas."
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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptySam 17 Aoû - 9:57

albane & harrison


Têtue. Albane était probablement l'une des personnes les plus têtues de cette planète. Nul doute, donc, que le professeur ne parvienne pas à s'en débarrasser en le lui demandant plus ou moins poliment. Miss Everdeen avait aussi cela pour elle qu'elle savait garder son sang froid lorsque les situations l'exigeaient. Généralement impulsive dans la vie quotidienne, elle savait en revanche que paraître sûre d'elle et sereine serait beaucoup plus efficace dans son entreprise de corrompre un saint professeur. Saint? Pas tout à fait. Il avait une liaison avec Samara. ça faisait de lui un criminel, certes, mais surtout, ça faisait de lui l'homme qui accaparait Sam. Et pour cette raison, Albane le détestait personnellement. Seulement ça, elle ne le lui dirait pas. Tout ce qui comptait, c'était qu'elle le tenait vis-à-vis de la loi. Elle ne lui demanderait pas d'argent -quoi que ce fut une option à considérer étant donnée sa situation financière-, juste un peu de laxisme. Elle ne voulait pas qu'on sache qu'elle ne mangeait pas. Plus. Elle ne voulait pas qu'on sache que ce n'était pas uniquement sa flemme qui la faisait sécher les cours de sport. Cette année, Albane voulait intégrer une université. Avec une bourse, si possible -elle n'avait pas les moyens de faire autrement. Une université qui lui permettrait d'étudier ce qu'elle aimait le plus au monde: la comédie et la musique. Mais tout ça ne fonctionnerait pas sans la coopération plus ou moins forcée du prof de sport; un F dans une matière si futile, ça la foutait mal.

« J'espère pour vous que je serai toujours dans votre classe, monsieur Goodwin -c'est vrai, je suis un véritable cadeau, en tant qu'élève. » Sourire ironique. Ils savaient tous les deux que c'était faux, c'était bien ça qui était intéressant. « Et plus sérieusement, ça serait vraiment dommage que vous ne soyez plus mon professeur: je n'aurais plus aucun intérêt à garder ce vilain secret pour moi. » Elle y arrivait, petit à petit. Elle voulait poser ses modalités. Mais elle devait encore baliser le sentiers, lui faire comprendre qu'il n'y avait pas d'autre issue possible: il ferait ce qu'elle lui disait, un point c'est tout. D'autant que pour une fois, elle ne serait pas trop exigeante -il aurait dû se montrer reconnaissant. « Ce n'est pas très gentil de me souhaiter une mauvaise chute! Vous savez quoi? Pour éviter ça, on va faire un truc: je ne ferai pas de sport cette année. » Son petit sourire innocent pouvait presque paraître crédible au reste du monde, au reste du starbuck. Et c'était jouissif. Mieux encore: Harrison manqua de s'étouffer quand Albane en dévoila un peu plus sur ce qu'elle savait. Il semblait choqué -il y avait de quoi-, et cette réaction ne faisait que confirmer à Everdeen qu'elle était en position de force. « Ah ouais? Vous allez faire quoi? Me punir? Prévenir ma sœur que je suis une méchante fille? » Il était temps qu'il comprenne: il n'avait pas son mot à dire. Albane avait d'ailleurs un ton désinvolte, comme si ça ne lui faisait rien, comme s'il n'avait absolument aucune influence, quelle qu'elle soit, sur elle. « Je trompe personne, hein? Vous voulez parier? Je suis certaine que le juge m'écoutera. C'est vrai, il n'était pas mon prof, lui. Et puis je suis aussi très douée pour laisser ma petite larme quand il s'agit d’apitoyer. » Elle aurait même pu convaincre un de ses profs qu'elle suivait le chemin de la rédemption, tant elle savait être crédible. C'était malheureux, mais il fallait lui reconnaître ça: elle était bourrée de talent de manipulatrice. « Et puis, pourquoi m'embêterais-je à montrer combien votre comportement me choque? C'est la stricte vérité: on sait tous les deux -tous les trois, si on compte votre pauvre victime- que ça s'est passé. La justice s'en rendra compte. » Il voyait jusqu'à la salle des profs: elle voyait jusqu'à la cour pénale. Un cran au-dessus. Faire monter la pression, peut-être. Il croyait encore qu'il avait le choix. Il croyait encore être impressionnant. Le problème, c'était que la vie d'Albane lui avait appris que ce n'était pas parce qu'on haussait le ton ou qu'on affichait une mine effrayante qu'on avait quelque pouvoir que ce soit. En l'occurrence, lui, il était fait. « C'est marrant que vous disiez ça, parce que je ne perds jamais. Pas même à Mario Kart. » Elle avait croisé les bras sur son torse, le regardant droit dans les yeux d'un air de défi.

ça avait quelque chose de grisant de se rendre compte combien elle pouvait aller loin. Il n'avait plus le droit de lui dire que faire. Le vilain prof aux allures de bad boy évadé d'un camp de redressement n'avait pas le droit de la frapper, de hurler. Elle le savait impulsif et colérique, et le voir lutter contre lui-même pour ne pas lui mettre une tarte était déjà une victoire en soit. « Dis-donc, c'est ce qu'on appelle avoir du culot: vous trouvez ça choquant que je parle d'une relation élève/professeur alors que vous-même en avez une... ça serait pas la définition de l'ironie, par hasard? » Elle parlait; il agissait. Elle était simple oratrice, il était vil criminel. Pourtant il persistait à faire comme si c'était faux, ce qui lui valut un sourire narquois de Albane, qui levait les yeux au ciel. « Des mensonges, mais oui, bien sûr. Continuez, vous m'amusez. L'ex taulard qui pense qu'on ne va pas croire une gamine à la vie dure sous prétexte qu'elle aime bien faire chier son petit monde. Je n'ai jamais mis les pieds dans une prison, moi, monsieur. Si le lycée me hait, la justice me pense citoyenne modèle. » Toujours le même aplomb. « On me croira, monsieur. Je vous l'ai déjà dit. Maintenant si vous êtes si sûr de vous, rien ne vous empêche de sortir de ce café et continuer votre petite carrière de prof... euh. Pardon. Non, vous ne serez plus prof à la rentrée, dans cette hypothèse. » S'il refusait, il était foutu. « Je crois même que vous pourriez être derrière les barreaux -ça exigerait probablement que j'en rajoute un peu, mais... » Ses traits se crispèrent dans une mine faussement contrariée, comme si l'idée de mentir la gênait réellement.

Trêve de bavardages, il fallait qu'il reste et qu'il fasse ce qu'elle lui disait. Elle n'avait pas que ça à faire de l'écouter dire qu'il ne craignait rien; c'était faux et tous deux le savaient. « Bon, c'est bon, vous avez fini de jouer les innocents qui ne voient pas de quoi je parle? Super, on va pouvoir avancer un peu. » En l'occurrence, les modalités du contrat... « Vous inquiétez pas, j'vais être vachement raisonnable sur le coup -vous allez voir, c'est pas bien compliqué. » C'était véridique; ça ne lui coûterait qu'un léger conflit intérieur, un sentiment de culpabilité émanant d'un reliquat de son instinct altruiste, une vague impression d'être un mauvais prof, un prof injuste. Ce n'était pas grand chose, quand on considérait que Albane pouvait le faire accuser de viol. « Comme je vous l'expliquais, je ne ferai pas de sport, cette année. » Petite pause. Elle redoublerait dans la même classe: elle savait qu'elle l'aurait comme prof de sport, à moins qu'il ne demande à changer -mais il ne le ferait pas, et ils savaient tous les deux pourquoi. « Et pourtant, quand on ouvrira mon bulletin trimestriel, on pourra y lire à quelques mots près (car je suis trop bonne, je vous laisse le choix du vocabulaire à employer): "élève impliquée et motivée, félicitations" -j'aurai A, bien sûr. » Ce n'était pas grand chose, d'ailleurs Albane le fit remarquer avec une moue presque angélique. « Pétez un coup, vous voyez, c'est pas grand chose... c'était pas la peine de vous énerver... ou de nier. » Clin d’œil faussement complice. C'était déjà un problème dont elle n'aurait plus à se préoccuper à la rentrée.



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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyLun 26 Aoû - 12:34


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HERE COMES THE TROUBLES


H arrison se sentait définitivement coincé avec Albane. La jeune fille semblait l'avoir percer à jour et elle enchainait immondice sur immondice. Harrison n'avait même plus l'impression d'être dans un café mais plus dans une cellule de prison et Albane en détenait les clefs. Il la sondait d'un regard noir mais la gamine ne se laissait pas impressionner, bien au contraire on pouvait dire qu'elle jouissait de la situation, ses fossettes, son regard mesquin tout dans son visage et son attitude corporel transparaissaient la manipulation. Elle se délectait, elle jouait avec Harrison comme un môme sadique torturait les insectes vivants. Harrison se demandait vraiment à quel genre de schéma psychologique s'apparentait sa conscience, qu'est-ce qui dans sa vie l'avait mené à être aussi cruel. Harrison se sentait fou de rage, il aurait aimé pouvoir la balancer contre le mur mais il ne pouvait pas bien sûr et Albane le savait parfaitement, elle jouait avec ses émotions et semblait apprécier le jeu un peu plus au fur et à mesure des minutes qui s'écoulaient. Harrison serrait les points, écoutant la jeune femme déblatérer ses menaces, il n'arrivait plus à les laisser lui passer au dessus de la tête, cette fois-ci il se sentait concerné, ça sonnait de manière sérieuse. « Tu es vraiment le diable en personne, Albane mais tu sais quoi, je vais laisser le karma s'occuper de toi, j'ai pas de temps à perdre à me salir les mains pour une môme désaxée. Si tu veux j'organiserais une tombola à la rentrée pour te payer une thérapie avec la psychologue Parker Saint-James il paraît qu'elle est très bonne dans ce qu'elle fait et je suis sûre que tu auras un tas de choses à lui raconter. » Il se sentait obligé de lui répondre, il n'allait quand même pas la laisser le moucher de la sorte alors qu'il avait plus de dix ans plus qu'elle. Elle continua de le provoquer en lui demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire. Il haussa les sourcils, elle n'avait même pas idée de ce qu'il était capable de faire pour protéger sa famille. Pour protéger JJ et Alessandra de ce scandale, Harrison n'aurait pas beaucoup de scrupule à appeler sa soeur et à en découdre avec elle, il fallait absolument remettre à sa place cette fille et le jeune professeur nota dans un coin de sa tête, que la première chose à faire à la rentrée serait de fouiller dans le dossier scolaire d'Albane pour y trouver quelque chose de compromettant. Toutes les adolescentes avaient leurs secrets et Albane ne pouvait pas déroger à la règle. « Tu fais bien de m'y faire penser. » répliqua t-il. Elle parla ensuite du juge, de ce qu'elle allait faire pour l'apitoyer. Harrison éclata de rire : « Mais bien sûr Albane ! Samara a dix-huit ans, je ne serais pas taxé de pédophile la pire chose qui puisse m'arriver serait de me faire perdre mon emploi, sauf que devine quoi j'ai d'autres projets dans la vie,  je compte pas finir ma vie en jogging à supporter des petites garces dans ton genre, crois moi. » Elle insista que la justice se rendrait compte de l'horreur de sa relation avec son élève. Harrison leva les yeux aux ciels, il hésita à répondre quelque chose en rapport avec le consentement, du style que Samara avait été parfaitement consentante et que elle seule voyait un problème dans cette histoire, mais il n'en fit rien. Aborder ce sujet serait revenu à avouer ce qu'il s'était passé et c'était l'erreur qu'Albane tentait de le pousser à commettre et il ne se ferait pas voir.

À ce stade de la conversation, il était pratiquement sûr qu'elle savait absolument tout sur sa relation avec Samara ou presque. Elle en savait trop et se montrait bien trop sûre d'elle. Menacer son professeur de la sorte comprenait de se baser sur des sources sûres et même si Harrison tentait de garder son sang froid, ce qu'elle savait était quand même compromettant et pouvait le foutre dans un sacré pétrin. Car, si perdre son travail n'était pas forcément la fin du monde, la réputation qu'il aurait et la manière dont son nom serait déshonoré serait dramatique, surtout à présent que Kaelyn était à Winnipeg. Sa petite soeur ne se remettrait pas d'un tel scandale et tracerait sûrement sa route jusqu'à New York après l'avoir insulté de tout les noms, il serait difficile de lui expliquer comment les choses s'étaient passées, ça lui rappelerait sans doute leur père qui s'était barré avec une fille de 20 ans. Kaelyn ne lui pardonnerait jamais et ça c'était plus douloureux encore qu'une lettre de licenciement. Ce fut le moment que Albane choisit pour lui rappeler son passé. Son passé. Peu de gens savaient qu'il avait réellement fait de la prison, c'était une rumeur qui traînait sur lui au lycée et Harrison était quasi-sûr que c'était parce qu'un élève l'avait entendu en parler avec Milan Hastings un jour à la cafétéria. Milan & Harrison étaient plus que de simples collègues et Harrison aimait beaucoup lui parler de NYC et de tout ce qu'il y avait vécu, hélas une oreille indiscrète les avait sans doute entendus le jour où Milan l'avait questionné sur son dernier passage en prison pour coups & blessures volontaires. Car en effet, le casier judiciaire d'Harrison était loin d'être vierge, s'il avait réussi à passer professeur au lycée de Winnipeg c'était parce que la copie de son casier judiciaire s'était perdu entre l'Amérique et le Canada, et que le proviseur avait choisis de lui faire confiance, de fermer les yeux afin de lui donner sa chance. Néanmoins, cela choquait Harrison d'entendre cette référence à son passé dans la bouche d'Albane. « Comment sais-tu que j'ai fais de la prison ? » vociféra t-il. « Sache que je n'ai été inculpé pour aucun crime d'ordre sexuel, par conséquent mon casier judiciaire n'est pas censé influencé le reste. » C'était complètement faux, il était bien placé pour le savoir que les magistrats mettaient souvent les criminels tous dans le même sac, comme s'ils étaient tous des pommes pourries. « Bon vas-y balance le deal au lieu de minauder comme une idiote. » lui lança t-il séchement. Il prit la boisson posée sur le comptoir et en prit une grosse gorgée. Il se rendit compte à ce moment là qu'il avait la bouche terriblement sèche, sans doute à cause du stress énorme qu'il ressentait. Lorsque Albane lui lâcha qu'elle n'allait tout simplement pas faire de sport, Harrison arqua un sourcil.

« C'est tout ? C'est pour ça que tu me gaves depuis une heure ? T'as juste pas envie de faire de sport ? » Harrison éclata de rire. « Oh mon dieu Albane je sais pas si je vais réussir. » dit-il en coinçant sa paille entre ses dents. « C'est avec plaisir que je te dispense officiellement de mes cours, je te ferais même ton propre certificat médical.  Qu'elle est mignonne ! » Harrison était drôlement soulagé, il pensait réellement qu'elle allait lui demander quelque chose d'infaisable mais si ce n'était que ça... Il le faisait déjà pour le fils d'un ami à lui alors il pouvait bien le faire pour cette peste d'Everdeen. Surtout que les conséquences seraient fortes agréables : plus de chaperonne pendant ces cours... « C'est bon tu as fini ? Je peux m'en aller, grande manipulatrice ? »

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MessageSujet: Re: Here Come The Troubles. ❞    Here Come The Troubles. ❞  EmptyVen 13 Sep - 13:46

albane & harrison

Le pouvoir. Quel intéressant concept. En l'occurrence, Albane comprenait pleinement combien il était jouissif d'en posséder. Elle semblait avoir un contrôle quasi total sur Harrison. Il essayait de prétendre le contraire, mais au final c'était bien le cas: elle aurait pu lui demander de venir tondre sa pelouse deux fois par semaine, de lui donner de l'argent, ou encore de piquer des sujets de contrôle dans la salle des profs, il l'aurait fait. Seulement, si Albane était une manipulatrice invétérée, elle ne comptait utiliser le recours au chantage qu'en cas de grand besoin. En l'occurrence, elle avait besoin d'un alibi long d'un an. Harrison le lui donnerait sans trop rechigner, maintenant qu'elle lui avait mis la pression: il comprendrait que, finalement, ce n'était pas grand chose. Au pire chiffonnerait-ce sa conscience de bon professeur. « Vous croyez au Karma? C'est peut-être vous qui devriez aller consulter. » Albane arqua un sourcil, l'air méprisante. « Parker Saint James. Elle est bonne tout court, elle, il me semble. Vous devriez essayer de sortir avec elle au lieu de vous intéresser à des lycéennes. M'enfin, c'que j'en dis... » Elle le taquinait, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher en l'entendant dire qu'elle était "bonne dans ce qu'elle faisait". Mon cul, ouais. Il devait baver devant elle comme un chien qui aurait la rage.

« Stop, je vous arrête. Elle n'avait pas 18 ans quand vous avez abusé d'elle. Grand bien vous fasse si vous souhaitez démissionner, mais je crois qu'en prison, vous repassez pas la case jogging. Et orange, le jogging, s'il vous plait. » Samara n'avait pas 21 ans. Et c'était bien ce qui faisait toute la force d'Albane. Harrison continuait de nier. Il était assez résistant, il fallait l'admettre: beaucoup seraient déjà partis en pleurant... Cela dit, ce n'était pas parce qu'il refusait de formuler explicitement qu'il avait une relation avec Samara que Albane en doutait. Elle en était certaine, elle le savait.

Ce dont elle était moins sûre, en revanche, c'était du fait que Harrison ait fait de la prison. Elle avait vaguement ouï cette rumeur mais ne pensait pas qu'il avouerait si rapidement. Trop facile, songea-t-elle. Un sourire satisfait aux lèvres, elle haussa une épaule. « Oh c'est juste un bruit de couloir. Je crois que Missy Bloombergh a lancé ça la première, elle prétextait vous avoir entendu le dire vous-même. Je ne la croyais qu'à moitié mais... c'est si gentil à vous de confirmer ma source! » Il lui procura ensuite un joli petit discours sur les raisons de son arrestation. Albane écouta à moitié. « J'vous trouve bien naïf. Sachez qu'on ne vous classe pas par crimes commis, on vous classe par longueur du casier. Vous avez déjà été en prison, vous êtes un criminel, point. Et ce que vous ayez volé un singe en peluche ou que vous ayez violé une gamine. J'vous accorde que vous auriez plus de charges encore si vous aviez été arrêté pour viol, mais le singe en peluche fait quand même de vous quelqu'un de foncièrement mauvais -je vous parle du point de vue d'un juge. Votre casier n'est pas vierge, on n'ira pas chercher plus loin. »

Lorsque la sentence tomba, Harrison sembla étonné. Et terriblement soulagé. De quoi avait-il peur, au juste? Qu'elle lui demande de l'argent? -elle y viendrait peut-être, remarque. « Quand je vous disais que j'étais un ange terriblement raisonnable! » Sourire forcé. « Fallait pas vous exciter comme ça, j'vous ai dit que je savais tout et que j'allais pas faire ma chieuse. Bref. J'suis contente qu'on ait pu trouver un arrangement! C'était pas bien compliqué. » C'était parfait, tout le monde y trouvait son compte. Elle avait peut-être bien fait de le faire un peu flipper. Ne serait-ce que parce que c'était relativement hilarant. « Ouais, je vais vous fausser compagnie! Oh dernière petite chose. Évitez de trop voir Samara, hein, ça ferait mauvais genre, quand même. » Elle commença à s'éloigner un peu de lui, puis se retourna une dernière fois. « Voire ne plus la voir du tout. Oui, ça serait drôlement bien, ça! Mais je suis trop généreuse, je vous laisse y méditer un peu avant de vous l'imposer. Après tout vous vous serez peut-être lassés d'elle, d'ici la rentrée... »



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